Les angles morts du cadrage : l’élève et les familles
Cette fiche est liée au dossier « IA générative et action publique éducative », proposé par Frédéric Amella

impensé pédagogique
communauté éducative
usagent
Résumé & pistes
Les textes étudiés dans le cadre du mémoire de Master 2, de l’échelon national à l’échelon académique, s’adressent d’abord aux enseignants et privilégient la formation comme réponse. L’élève y figure surtout sous l’angle de la vigilance et de l’encadrement, plus rarement comme bénéficiaire d’usages accompagnés.
Les familles apparaissent comme destinataires d’une information sur l’usage raisonné du numérique, et non comme actrices de la réponse.
Les entretiens menés font émerger deux pistes : penser les usages pédagogiques de l’IA par les élèves, ce que la recherche appelle un « impensé pédagogique » (Maubant, cité par Betton et Pondaven, 2019), et associer les parents, par exemple sous forme de tutorat entre familles. Cette dernière piste rejoint la figure de « l’usagent » (Heijboer, 2025), l’usager qui devient lui-même acteur de la médiation.
Pistes pour les acteurs :
– Associer les familles à des temps d’échange sur l’IA (cafés-parents, ateliers partagés, tutorat entre parents).
– Repérer, dans les projets d’établissement et de formation, la place faite aux élèves et aux familles dans la réponse à l’IA.
Pistes pédagogiques en classe (EMI, EMC) :
– Usages guidés et explicités : l’élève réalise une tâche avec et sans IA, compare les deux productions et explicite sa démarche. Cette explicitation devient un objet d’évaluation.
– L’IA comme objet d’étude en EMI : analyser une réponse générée comme on analyse un article (sources, erreurs, biais, intention), au même titre qu’un média.
– Les élèves médiateurs : ils conçoivent un atelier ou un guide sur l’IA destiné à leurs familles. On retrouve ici la figure de l’usagent, l’usager qui devient lui-même acteur de la médiation.
Les familles apparaissent comme destinataires d’une information sur l’usage raisonné du numérique, et non comme actrices de la réponse.
Les entretiens menés font émerger deux pistes : penser les usages pédagogiques de l’IA par les élèves, ce que la recherche appelle un « impensé pédagogique » (Maubant, cité par Betton et Pondaven, 2019), et associer les parents, par exemple sous forme de tutorat entre familles. Cette dernière piste rejoint la figure de « l’usagent » (Heijboer, 2025), l’usager qui devient lui-même acteur de la médiation.
Pistes pour les acteurs :
– Associer les familles à des temps d’échange sur l’IA (cafés-parents, ateliers partagés, tutorat entre parents).
– Repérer, dans les projets d’établissement et de formation, la place faite aux élèves et aux familles dans la réponse à l’IA.
Pistes pédagogiques en classe (EMI, EMC) :
– Usages guidés et explicités : l’élève réalise une tâche avec et sans IA, compare les deux productions et explicite sa démarche. Cette explicitation devient un objet d’évaluation.
– L’IA comme objet d’étude en EMI : analyser une réponse générée comme on analyse un article (sources, erreurs, biais, intention), au même titre qu’un média.
– Les élèves médiateurs : ils conçoivent un atelier ou un guide sur l’IA destiné à leurs familles. On retrouve ici la figure de l’usagent, l’usager qui devient lui-même acteur de la médiation.
Références
E. Betton & J. Pondaven (2019)
« Les technologies numériques, une innovation pédagogique ? », Éducation permanente
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Nos enfants face à l’IA