NAH+ : quand un collège décide d’aller plus loin encore dans la lutte contre le harcèlement scolaire.

« Il n’y a pas et ne peut pas y avoir de scolarité épanouie si le climat scolaire ne garantit pas cette sécurité […]. C’est pourquoi la lutte contre le harcèlement scolaire constitue une priorité absolue de notre institution. »

(Extrait de la circulaire du 2 février 2024. Action éducative et climat scolaire.)

Depuis 2024, l’institution scolaire a pris à bras le corps la question du harcèlement pour en faire une cause nationale, qui convoque les efforts de tous les acteurs de l’école et qui se renforce dans le temps. On connaît maintenant l’acronyme NAH (Non au harcèlement) : sa journée du mois de novembre, son numéro de téléphone (le 3018), son concours… Cette articulation autour du programme pHARe a donné aussi son nom à un parcours dédié aux familles, et plus récemment, c’est le Safer Internet Day qui s’est greffé à ce plan ambitieux dans sa vision globalisante. Chaque établissement scolaire français est autonome dans l’organisation de ce programme, mais certains vont plus loin que les attentes, et tracent peut-être les lignes de demain : parmi eux, le collège Georges Holderith de Farébersviller en Moselle.

Un projet qui répond à un contexte de micro-violences et de montées des sanctions

Le collège Gorges Holderith agit d’ailleurs depuis plusieurs années : comme dans de nombreux établissements, des micro-violences à déplorer, perceptibles dès lors que les sanctions augmentent. Dans ce chemin de réflexion portant sur la bonne stratégie à déployer face à des tensions plus ou moins récurrentes, le personnel du collège s’est retroussé les manches. En 2023/24, déjà 10 ambassadeurs étaient désignés dans tout l’établissement : ce chiffre monte rapidement à un ambassadeur par classe, clairement mis en avant et identifié par leurs pairs, et qui plus est formé à la thématique du harcèlement. L’établissement se lance alors dans plusieurs concours, permettant de mobiliser plusieurs dizaines d’élèves sur des temps choisis : le concours « Un slogan par classe », en interne, puis la participation au concours NAH, avec une réalisation d’un court métrage à la clef. Parmi les autres actions d’envergure, la construction d’un arbre en bois, qui participe à inscrire dans l’espace cette lutte devenant quotidienne. Résultat : une labellisation au niveau 1 dans le programme pHARe pour la deuxième année consécutive, et petite cerise sur le gâteau, une médiatisation finement pensée qui aboutit à une surprise dans la boîte aux lettres, un matin de novembre 2025… Une lettre de félicitations du président de la République en personne.

Des partenaires nombreux issus du maillage territorial

Il faut dire que le collège prend soin de ne pas partir seul dans l’aventure, et sait s’entourer : la Maison de Protection des Familles, Moissons Nouvelles (le service, engagé dans des actions de prévention et socio-éducatives intervient dans quatre communes du bassin houiller mosellan), Banlieus’Arts ou encore un rôle particulier joué par le Républicain Lorrain. Un élargissement des partenariats qui entre dans une stratégie visant à faire participer au maximum les parents d’élèves. Par ailleurs, c’est en parallèle que Nadège Carramusa, CPE dans l’établissement, soutenue par une équipe de direction très engagée composée de Jean Claude Mallick son principal, et de Karima Boukhalfa, sa principale adjointe, participe à des formations et lance une réflexion autour des dernières recherches universitaires sur la question du harcèlement : le renforcement des élèves cibles, la méthode Palo Alto d’Emmanuelle PIQUET (psychologue) qui écrit de nombreux livres sur la thématique. De quoi entrevoir de belles perspectives pour les prochaines années…

 

Une suite à donner, avec des idées de développement

Avec tous ces efforts, le collège va obtenir le label de niveau 2 dans le programme pHARe à la rentrée prochaine, et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L’établissement participera en juin prochain au FestivActu, le festival d’éducation aux médias et à l’information : encore une belle façon d’essaimer cette fois auprès d’un public d’un autre territoire… La CARDIE se met à disposition de l’équipe, et œuvre pour faire se rapprocher des projets qui partagent une même identité ; ainsi, le projet BBEE (Baromètre du Bien Être à l’Ecole) du collège de Senones est à l’étude pour être étendu au collège Georges Holderith de Farébersviller, qui souhaite par ailleurs se doter d’un dispositif SAS, permettant d’aider les élèves en grande difficulté. Affaire à suivre.

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